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La Préfecture de la Savoie a mis en place cette année un formulaire de recueil des circonstances d’agression avec les chiens de protection des troupeaux dits patous, ce afin de mieux connaître les circonstances de ces événements et à assurer une meilleure cohabitation avec les usagers de la montagne.
Le 13 août dernier, à proximité du refuge de Plan du Lac, sur les hauteurs de Termignon la Vanoise, une famille se sentait agressée à l’arrivée d’un patou. A noter la bonne réaction des intéressés qui se sont néanmoins sentis particulièrement agressés et remettent aujourd’hui en cause leurs prochains séjours de vacances dans la vallée… adressant par la même un courrier d’information aux maires de Termignon et de Lanslevillard où ils résidaient, courrier accompagné du formulaire préfectoral.

Patou, photographie par Marmotte73
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renard1949
28 août 2009 à 16 h 58 min
Nous sillonons depuis une dizaine d’année les sentiers de randonnée de Vanoise, principalement depuis termignon.
Sur les 4 dernières années, nous avons été menacés 3 fois par des patous.La première fois sur la piste du mont froid, au dessus du replat.Deux patous nous ont aboyé et fonce dessus alors que le troupeau était surveillé par un berger qui n’a pas daigné rappeler ses chiens, jusqu’à ce que je me retourne et que je fasse vilain.La deuxième fois en redescendant des lacs de lanslerlia par le chemin qui rejoint le sentier plan du lac-la femma.le troupeau était sur le côté du chemin, le patou est sorti et nous a menacé sur 300 mètres.Le berger,à moto,un peu plus bas, n’a rien dità son chien.Il a fallu que je commence à crier pou qu’il ordonne au chien d’arrêter.
La troisième fois c’était dans la partie terminale du col de chavière. Le troupeau était à environ 200m de nous: le patou est sorti et nous a menacé: au retour,par le même chemin, nous avons vu le berger et lui avons signalé le comportement agressif de son chien:pour lui ,il faisait son travail et n’était pas dangereux.
Pour nous, il apparait clairement que certains individus ne veulent pas nous voir fouler certains espaces, que nous les dérangeons, par cotre ils sont bien contents de ramasser l’argent que nous leur laissons: il va donc falloir qu’ils choisissent.
Pour notre part, nous continueront à randonner dans cette magnifique région, équipés de moyens dissuasifs s’il le faut.De tout façon ce genre de problème n’est le fait que de quelques individus bien connus.
En vous remerciant pour cette possibilité d’expression.
Salutations
Chtitefleur
12 septembre 2009 à 16 h 04 min
Bientot, dans les maternelles, on ne chantera plus « promenons nous dans les bois
pendant que le loup n’y est pas .. »
mais :
« promenons nous dans le parc pendant que l’patou n’y est pas… » :tongue1_tb:
bises à tous
Marmotte73
12 septembre 2009 à 23 h 06 min
Effectivement…
Il m’a été rapporté que les gardes-moniteurs du Parc national de la Vanoise eux-mêmes avaient été équipés de moyens de protection contre les patous… un dispositif à ultrasons…
Information à confirmer…
nazelli
6 octobre 2009 à 18 h 15 min
Etant éleveuse de chiens de montagne des pyrénées dits patous , cette photo m’interpelle énormement.Je ne reconnais absolument pas là le PATOU.Je m’inquiéte pour cette magnifique race qui possède un superbe caractére et qui n’est pas un chien agressif.Que l’on puisse assimiler tout grand chien blanc à un PATOU est grave. Je me demande bien de quels croisments est issu celui ci ??? Je vous invite à visiter le site du club de race la racp pour plus d’informations.Et je n’ai qu’un souhait , que certains bergers arrètent les croisements hasardeux ,ils peuvent produire des chiens dangereux et font beaucoup de tort à notre belle race.
Marmotte73
6 octobre 2009 à 19 h 47 min
Effectivement… le terme patou est d’emploi générique… il faudrait employer le terme de chien de protection des troupeaux pour recouvrer la diversité de ces chiens. C’est au demeurant le terme utilisé par nombre de bergers et éleveurs sur leurs panonceaux de mise en garde dans les alpages. Exemple au Col du barbier, terme quelque peu abusif il faut l’avouer et dont le raccourci est certainement peu flatteur pour le vrai montagne des Pyrénées.
L’institut de l’élevage dans son rapport final sur les chiens de protection des troupeaux note d’ailleurs « Les morsures sur humains sont donc moins fréquentes dans la population des chiens de race « Montagne des Pyrénées » alors que le risque d’accident semble plus important avec des chiens d’autres races (Maremme-Abruzzes, Dogue du Tibet, Berger d’Anatolie) ou avec des chiens croisés »
L’un de vos collègues, éleveur, m’a interpellé il y a quelques heures sur ce sujet. Mathieu MAURIES, éleveur dans les Alpes de Haute Provence de chèvres et de chiens de Montagne des Pyrénées précise que « bien que leur instinct de protection soit inné, ils doivent néanmoins recevoir une éducation de base et être parfaitement socialisés dans leur jeune âge. Leur introduction au troupeau doit être encadrée par des personnes compétentes connaissant bien la race. Une grande confusion règne auprès d’un public non averti car tout gros chien blanc au troupeau est qualifié à tort de « patou ». Hors de nombreux chiens gros et blancs appartiennent à d’autres races (plus agressives que le Montagne) ou sont issus de croisements incertains avec des comportements imprévisibles du fait d’un mélange de gènes non contrôlés. Donc pas de condamnation hâtive des patous car il y a vrai patou et faux patou ! »
Je rejoins parfaitement votre analyse à tout deux et en tant qu’éleveur de ces chiens, vous mettez tous deux en avant la question de l’éducation de ces chiens.
Prendre un chien de protection des troupeaux doit aussi être un choix pour l’éleveur, une réelle volonté de sa part et donc un investissement… Même un chien de protection (si ce n’est pas un chien de compagnie) nécessite des intervention pour corriger des comportements inappropriés, notamment vis à vis de son éventuelle agressivité face à la présence humaine.
Certains éleveurs semblent l’oublier.
Au demeurant le fait de subventionner l’achat de ces chiens, le fait aussi que nombre de ces chiens sont aux dires des éleveurs « fournis » par la DDAF via l’institut de l’élevage sans véritabke choix du chien par l’éleveur, ne favorise pas cette prise de conscience d’un suivi et d’une surveillance.
Le 26 octobre prochain le tribunal correctionnel d’Albertville rendra un jugement attendu qui devrait insister sur la responsabilisation des éleveurs dans le rôle d’éducation et de suivi de leurs chiens. L’affaire se passe dans les alpages de Termignon, dans le Parc de la Vanoise.
En 2007, deux arrêtés municipaux avaient signalé la dangerosité de chiens patous sans que les éleveurs propriétaires n’aient pris aucune mesure particulière de suivi ou de rééducation. De sorte que l’été dernier une randonneuse tombée à terre a été atteinte de 20 morsures et a dû être héliportée en urgence sur le Centre Hospitalier de Grenoble pour y subir une anesthésie générale de trois heures.
A l’audience du lundi 21 septembre, le rapport vétérinaire d’analyse comportementale décrit les patous comme « des chiens potentiellement dangereux pour le public s’ils ne font pas l’objet d’une surveillance active et quotidienne ».
Dans son réquisitoire, le vice procureur de la République François Touret de Coucy avait rappelé que « rien n’impose d’avoir des chiens patous, mais quand on décide d’en avoir, il faut prévoir un gardiennage renforcé ». Affaire à suivre.
Génétique… Education… Surveillance et reponsabilisation des éleveurs… trois maîtres mots à retenir donc…
Berger de la Maremme et des Abruzes
24 février 2010 à 17 h 01 min
Je compile ici la liste des portées de Berger de la Maremme et des Abruzes (Cane da pastore Maremmano-Abruzese) inscrites au LOF, elle est mise à jour chaque semaine:
Chiots Berger de la Maremme et des Abruzes (Cane da pastore Maremmano-Abruzese)
menuel
30 mai 2010 à 10 h 07 min
je suis d’accord sur votre commentaire samedi 28 mai 2010 je me suis fait agressée par 4 patous donc 1 ma mordu au coude car je me suis protégée le visage pour mon chien tenu en laisse n’en parlons pas il chez le véto entre la vie et la mord ,c’est plus sur propriétaire que je suis en colère car il a pas sur contrôle c’est 4 chiens si cela est dangereux la mairie met un panneau passage a risque .
corine
10 juin 2010 à 16 h 51 min
habitant la vallée de la maurienne , je puis assurer que certaines zones de montagnes sont devenus innaccessibles , sous peine de violentes agressions de la part de ces chiens de garde !! … quand un eleveur en plein sur le GR5 , a qui vous demandez de rappeler ses chiens vous retorque » ici je suis chez moi , je fais ce que je veux ! »( consigné dans un proces verbal ) … un jour viendra ou une personne mourra d’une agression d’un de ces chiens mal elevés … l’homme n’est pas l’ennemi du mouton , alors pourquoi les les subventions agrcoles ne servent pas à l’elevage correct de ces chiens ?????
depuis l’introduction du mouton en maurienne ,et tarentaise au detriment de l’elevage bovin , certaines zones voyent leur population de marmottes devenir critique ( ex grand galibier ), les sources en aval des elevages commencent à etre poluée par les amibes ( !!!) , et que dire de la recrudescence de cas de douves du foie …..
je me pose ces questions … devra t’on exterminer le loup , qui peuple notre region depuis bien avant l’homme ,pour enfin avoir la paix chez nous ? et , la vie doit elle vraiment se chiffrer et apartenir a une espece animal unique qui s’arroge le droit divin de vie ou de mort ? ….
j’ai ete arreté par la gendarmerie et fait l’objet d’une composition penale pour m’etre defendu l’aide d’un objet contendant face a ces chiens !!! normal quoi !!!
Ophildeleau
24 juin 2010 à 9 h 25 min
Euh… Vous m’inquiétez tous là avec vos retours…
Je dois faire cet été une partie du GR5 / sentier plan du lac-la femma… Et c’est justement là où vous vous êtes sentis agressés.
Merci aux éleveurs de rétablir la véritée, pour moi gd chiens blancs étaient équivalent à Patoux…
Je me demande si nous n’allons pas randonner ailleurs, il y a qq mois je me suis approché d’une ferme et me suis fait « pincer » (heureusement que le pantalon était épais) par un Border Collie. J’ai toujours eu des chiens et n’ai jamais eu peur d’eux, maintenant depuis cette morsure je n’ai plus vraiment le mm état d’esprit quand j’en vois un en liberté.
Autre retour, il y a qq temps dans le village des moutons étaient parqués avec deux Pat… deux chiens blancs, on n’était pas à 200m de l’enclos avec mes fils (2 ans et 10 mois) qu’ils se sont de suite mis à courir vers nous, heureusement qu’il y avait l’enclos électrifié : un chien en laisse ou de jeunes enfants le résultat aurait pu être pareil (cf précédent commentaire).
Le loup en Maurienne est présent mais pas en meute, donc de passage par nos massifs et est encore moins présent en plein cœur de village?!?
Fred
26 juin 2010 à 11 h 10 min
Bon eh bien j’irais dépenser mon argent ailleurs qu’en Savoie. Pas envie que mes chiens ou moi même soyons agressé. En fait le vrai fléau si je comprends bien n’est pas le loup mais le patou. Dommage j’avais trouvé un charmant camping face au Mont Blanc mais je vais annuler.
christian
1 juillet 2010 à 10 h 24 min
Le problème n’est ni le loup ni le patou mais bien les hommes (certains bergers) qui se sentant incompris des autorités face aux pbs de loups, se vengent sur les randonneurs.
Dans leur raisonnement (simpliste) randonneur = écolo = amis des loups. Donc, non seulement ils ne font rien pour retenir leurs chiens, mais rigolent ouvertement en les voyant agresser les touristes.
Il est clair que depuis quelques années la situation s’est fortement dégradée en Maurienne et que j’hésite désormais à partir seul en rando.
Jeremy
7 juillet 2010 à 9 h 04 min
La semaine dernière nous voulions faire la Sambuy en Savoie mais comme d’habitude ce sont les patous (euh, excusés moi, je veux dire gros chiens blancs tueurs d’hommes) qui décident de votre itinéraire et faut pas avoir peur de faire des km de détour pour parfois se retrouvés dans des endroits créniosses (si si ça m’ait arrivé)…
Ce WE nous avons pu faire Bostan en Haute-Savoie. Arrivés en haut j’ai vu qu’il y avait un troupeua de moutons sur l’itinéraire de descente et la le stress (normal on est en montagne on est là pour avoir peur du patou non !?). Heureusement pas de patou avec ce troupeau (exemple à suivre ?)
Voilà, juste ce coup de gueule pour que les autorités fasse quelque chose pour ne pas voir le tourisme délaisser nos alpages !
Pour ma part je vais chercher qq choses pour dissuader les patous (ultra sons… je sais pas encore)
Bénédicte
21 juillet 2010 à 12 h 27 min
Je me suis installée en Maurienne il y a 7 ans car j’aime la montagne et avec mon conjoint, nous randonnons tous les étés. l’année dernière, nous avons subi l’agression de 2 chiens de berger (les petits blancs et noirs) qui nous ont pourchassé. il n’a fallu notre salut qu’à notre course effrénée. le berger, posté un peu plus loin , regardait !!! Il n’a jamais rappelé ses chiens. Plusieurs fois, nous sommes tombés sur des moutons gardés par des gros chiens blancs, agressifs, aboyants et s’approchant en montrant les dents… Je n’ai fait aucune randonnée cette année encore car je suis pétrifiée dès que je vois un chien de berger.
La réintroduction des loups est une immense « connerie » car elle oblige les bergers à avoir ces chiens !!! Autour de mon village, à une époque ancienne, il y avait des loups ! Pourquoi on ne les réintroduirait pas ???
Faut arrêter ce délire. Il faut vraiment que les élus se mettent autour d’une table et se posent la question : ils veulent que les touristes viennent en Maurienne ou ils veulent une vallée déserte (mais pleine de « PATOUS »)…
christian
23 juillet 2010 à 9 h 05 min
J’ai passé un mail à la Préfecture de Savoie. Ils m’ont répondu en me donnant ce lien vers le formulaire de déclaration d’agression : http://www.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=156
On y trouve aussi une plaquette qui semble dire que c’est à nous randonneurs de prendre nos précautions, quitte à faire un grand détour (hors des chemins ??) pour éviter de perturber les troupeaux…
Bon, ben on va aller en vacances en Bretagne, pour l’instant les ostréiculteurs n’ont pas laché de patous sur les sentiers cotiers