Blog et veille internet en Maurienne
16h43 … un commentaire de Pierrick : J’ai l’impression que ce chien ne te dit patou …

Cette photographie a été prise le 28 septembre dernier au cours d’une balade sur les pistes d’Aussois. Le troupeau de mouton de Cristophe regagnait les alpages sous le Montana surveillés par trois patous.
Nous sommes alors aux abords d’un petit sentier de randonnée. Je reste à proximité des filets de protection. Téléobjectif 100-400 en main, je procède à quelques clichés des moutons au soleil couchant depuis le sentier. Quelques minutes plus tard, me voici repéré par trois patous… concert d’aboiement l’espace de quelques minutes, qui me vaudra cette photographie…
Rapidement les molosses se calment… allant jusqu’à se coucher tranquillement à quelques mettres en repli des filets de protection du parc. Paisibles ils resteront…

Mais revenons-en à nos moutons du jour… et à ce commentaire de Pierrick. Car effectivement il ne m’avait pas tout dit. Commentaire prémonitoire… En voici le récit qui témoigne une fois de plus de la dangerosité des patous et de leur imprévisibilité…
Récit
Une balade similaire… anodine… non prévue… de sorte que les batteries de l’appareil ne finiront sortie. A 16h15, à hauteur du refuge de La Fournache, l’appareil est dans le sac à dos.
Je regagne tranquillement le refuge de Plan Sec par la large piste qui redescend sur les barrages. Pas de baton en main ni même donc mon appareil photo…
Depuis le refuge de Plan Sec, j’opte donc pour une dernière photographie souvenir au moyen de mon téléphone portable. En haut sur la droite, LE troupeau du berger Christophe dans un parc (en jaune). En contrebas un premier parc vide puis la piste (flèches rouges) et un second parc vide (en bleu). Bref rien d’inquiétant…

Je poursuis mon chemin sur la piste… et arrive à hauteur des moutons qui paissent quand même à une soixantaine de mètres au dessus de la piste… voici que les trois patous m’aperçoivent et à grand renfort d’aboiement se mettent à dévaler la pente…
Pas de soucis… il y a un parc… et même un second parc vide… sauf que voilà mes patous qui ont vraisemblement fait fi des filets… et se dirigent maintenant droit vers moi sur la piste…
Pas de soucis… me dis-je , comme à leur habitude, ils vont faire un concert d’aboiement et se calmer…
Sauf que là… l’un d’eux m’a sauté dessus… et m’a mordu à la cuisse. Heureusement pas de pantalon en toile au su des températures automnales mais un bon jean…
Sans en rester là, Monsieur revient à la charge… Je décide donc de courir pour éviter une nouvelle morsure. Evidemment, j’aurais dû m’en douter, ils font de même… Je saute donc par dessus le filet de protection du Parc vide (enfin à ce moment là… je prie pour qu’il soit vraiment vide…) en espérant que cela les arrête… Ils ne suivront pas et quelques minutes plus tard, la compagne du berger Christophe – absent pour sa part – sortira du chalet et les fera regagner les hauteurs…
Me voilà qui crie à la bergère que son parc ne doit pas être fermé… Et celle-ci de me répondre que si… le Parc est bien fermé mais que les patous ont sauté par dessus les filets de protection.
Résumons :
- moutons et patous parqués…
- une distance de soixante mètres entre le parc et la piste…
- un pas tranquille et rien dans les mains…
Et pourtant…. je me suis fait mordre…
Et voilà le résultat…

Au cours de mes multiples randonnées dans la vallée, j’ai rencontré de nombreuses situations avec ces chiens, sa priori plus sujettes à risques que celle-ci (absence de parc, moutons et patous en liberté, appareil photo, ou bâton de marche aux mains) Ici, rien de tout çà et pourtant…

Ca me laisse songeur…
Désinfectant offert au chalet… puis je repars
Au moment de reprendre ma voiture… quelques mots échangés avec le berger Christophe revenant de Modane.
De retour à Aussois, rencontre avec Guy Lethoud du groupement pastoral et propriétaire des moutons et des patous confiés par la Direction Départementale de l’Agriculture…
Il me confirmera que 5 plaintes ont été déjà été déposées à son encontre cet été à Aussois pour des morsures similaires de la part d’un autre patou, retiré du troupeau depuis. Un commentaire laissé dans un article du Dauphiné Libéré fait référence à ce troupeau sur le plateau du Mauvais Berger pendant l’été…
On parlera des récents évènements intervenus à la suite du procès de Saint Jean de Maurienne. On parlera de l’immobilisme des pouvoirs publics, de l’obligation d’avoir des patous pour être indemnisé en cas d’attaque. [SUR CE POINT démenti à lire ici]
Je n’entends pas déposer plainte mais j’espère que cela fera prendre conscience de la dangerosité des patous et de l’urgence à trouver une solution à ce problème. L’hiver arrive et les troupeaux regagneront leurs bergeries. Pour autant il est inconcevable de rester sans réponse et sans acte face à ce problème car dès le printemps prochain, nul doute que les incidents se remultiplieront…
J’espère vivement que l’on pourra sortir de cette impasse et qu’il ne faudra pas un drame pour que soit enfin proposées des solutions à ce épineux – mordant devrais je dire – problème… Une mobilisation des élus de la vallée me semblerait particulièrement opportune. Le jugement de l’affaire d’Aussois sera rendu le 27 novembre et une question écrite au Ministre de l’Agriculture a été posée par le sénateur Thierry Repetin. Il y a urgence à trouver une solution.
Rappelons par ailleurs qu’on a déjà frôlé ce drame le 27 juillet dernier au refuge de La Leisse où une randonneuse tombée à terre à la suite d’une première morsure en totalisera plus d’une vingtaine nécessitant pas moins de trois heures d’opération sous anesthésie générale. Et si j’étais tombé… ? De même, je ne manque pas de m’interroger si j’avais eu des enfants… ce n’aurait peut-être pas été ma cuisse mais son visage qui aurait été touché.
Doit on attendre un nouveau drame pour qu’enfin on réagisse ?
Revue de presse – Sélection web
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Pierrick
7 octobre 2008 à 23 h 02 min
Hé bien dis moi … Je ne pensais pas que ça pouvais t’arriver, en tant que crapahuteur aguerri aux alpages … Comme quoi c’est un vrai problème. Samedi après midi, je suis monté à l’Orgère dans l’espoir de montrer des marmottes à mes nièces et mon neveu (bon, avec 5°C, elles devaient plutôt être au fond de leur terrier à mater le Top 14 sur Canal + :^^: ) mais nous n’avons pas pu faire le tour du vallon … en raison de la présence d’un troupeau et donc de 4 patous côté Fournet. Nous les avons vu avant même de décoller du parking donc pas de souci … mais une vigilance accrue au moindre aboiement proche car avec des enfants, on ne sait pas ce que ça peut donner …
Un de mes collègue s’est fait aussi courser à La Planchette … Là, on ne parle plus d’une attitude inconsidérée de la part de touristes : ce sont des gens du coin, sachant quoi (ne pas) faire, normalement.
Une suggestion (entendue cet été dans l’enclos à loups de la Montagne aux Marmottes, à côté du Lac de Serre-Ponçon) : les lamas sont de vrais « chasseurs » de canidés, à la moindre approche d’un loup ou d’un chien, ils chargent tête la première et en plus, compte tenu de leur taille, ce sont de vraies tours de vigie. A quand un test en France ? Et puis pas de risque de morsures, car « quand lama pas content, lama cracher » …
Marmotte73
7 octobre 2008 à 23 h 16 min
Exact ! Lu ici Aux États-Unis, on utilise des ânes et des lamas pour protéger les troupeaux, car ces animaux ont un comportement agressif inné envers les canidés. Des recherches et expérimentations supplémentaires sont cependant nécessaires. Je vais creuser le sujet…
Si d’autres lecteurs de la vallée ont eu ce genre de mésaventures… vous pouvez laisser un commentaire ici. Appel également aux élus…
marmottekidor
7 octobre 2008 à 23 h 38 min
Houla oui c’est super intéressant cette idée de lamas et d’ânes! et de plus ce serait la tranquillité des promeneurs!
Autre proposition: pourquoi ne pas attacher le patou en journée, je crois que le loup chasse plus la nuit non ?
Marmotte73
7 octobre 2008 à 23 h 57 min
A propos des lamas, l’étude de référence sur leur rôle en matière de garde des troupeau est celle publiée en juin 1993 par Dr. William L. Franklin et Kelly J. Powell de l’Université de l’Etat de Iowa aux Etats Unis… En anglais bien sûr… mais c’est assez scolaire et aisément compréhensible… Les résultats sont plutôt probants ! REGARDEZ !
CHEMIN François
8 octobre 2008 à 12 h 53 min
Il y a un incroyable probleme avec ces chiens pour qui tout est bon à croquer: loup; marmottes, touristes… et qui font réellement fuir ces derniers. Vous trouverez sur le site du Sénateur REPENTIN la question écrite posée au Ministre de l’agriculture concernant ces chiens avec la volonté d’avoir une reponse efficace et rapide. Le sénateur posera également une question orale au Gouvernement prochainement, en direct à la télé (le 21 ou le 28 octobre, à confirmer) enfin les maires de Modane, Aussois et les élus de Fourneaux ont pris l’initiative d’écrire au Ministre de l’agriculture, Barnier qui connait un peu la Savoie, et je fais le tour des élus du coin pour qu’ils signent. je vous tiens au courant…, amicalement et bonne remission. FC
PJFB
8 octobre 2008 à 13 h 10 min
… je propose devant la recrudescence d’attaques de Patou, que nous nous mobilisions devant la mairie de St Jean de Maurienne – nous pourrions nous parquer dans des filets de protection en tant qu’espèce menacée : le randonneur… ben au final je préfère largement mon ami le loup, qui n’a jamais mordu mon ami Aurélien! Nous vivons une époque vraiment formidable !
PS tiens au fait, j’ai entendu dire que ces braves chiens dévoraient autant de moutons qu’ils en protégeaient ?
Pierrick
8 octobre 2008 à 14 h 42 min
A PJFB : j’ai également entendu ce propos cet été, à savoir le patou n’hésitait pas à croquer de temps à autre un de ses « frères » moutons, si jalousement gardé par ailleurs. Comme le dit l’expression « protège moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge … ».
Francois Pebay
9 octobre 2008 à 18 h 43 min
Bonjour
je suis résident (secondaire) à Sardières, voilà ce qui m’est arrivé
Dimanche 21 septembre 2008, vers 10h du matin.
Ci après les faits tels que je les ai déclarés à la mairie de Sollière-Sardières ainsi qu’à la gendarmerie de Lanslebourg
Et aussi extrait d’un courrier envoyé aux différentes administrations concernées
Sans commentaire, mais cela devient intolérable
En montant de Sardières vers l’alpage de la Loza par le chemin balisé habituel.
Altitude 2050 mètres, 150 mètres de dénivelé environ après la limite du Parc National de la Vanoise et la pancarte verte « amis promeneurs, troupeaux, patous etc », un peu avant la sortie de la forêt au pied du goulet pierreux où monte le chemin pour déboucher au collet début des prairies.
Des aboiements, je m’arrête le temps de penser que si les patous et moutons sont au débouché du collet, il est prudent de ne pas continuer surtout que je suis seul.
Quelques secondes après apparaissent 3 patous (au moins, je n’ai pas bien eu le temps de compter la meute) et 2 chiens de berger noir et blanc qui descendent en courant et aboyant vers moi.
Faisant face aux patous sans bouger, ceux ci ne s’arrêtent pas et le premier me fonce dessus, je l’arrête à 1 mètre d’un fort coup de bâton de randonnée sur la tête, le sonnant quelques secondes.
Le deuxième arrive sur moi, je l’esquive de la pointe du bâton et avant que le troisième n’arrive, je saute dans la pente en contrebas du chemin, la pente étant plus raide que estimée je glisse environ 20 mètres dans des éboulis en terre et herbes avant de pouvoir m’arrêter.
Ouf les patous n’ont pas suivi vu la raideur de la pente, je dégage rapidement de quelques dizaines de mètres pour m’éloigner et souffler un peu avant de redescendre plus bas.
Tout cela a durer environ10 secondes.
Plus de peur que de mal, à part quelques égratignures et bleus suite à la glissade, et un bâton tordu.
Il est difficile d’estimer ce qu’il serait arrivé si j’étais resté immobile le temps que les patous m’identifient comme conseillé sur les « pancartes vertes », mais devant une gueule grognante à 1 mètre d’un patou chargeant, mes réflexes ont été la défense.
J’ai eu aussi de la chance d’avoir la possibilité d’un dégagement rapide en me jetant dans la pente et que celle ci ne soit pas trop raide ou avec des rochers.
Et puis mon expérience et connaissance de la montage a joué aussi, des promeneurs de la plaine avec des enfants ne s’en seraient peut être pas sortis aussi bien.
Mais l’impression est analogue à celle où prise dans une chute de pierres en haute montagne, tout se joue en quelques secondes, et pendant plusieurs jours tourne dans la tête la désagréable impression que l’on est passé près d’une frontière de conséquences irréversibles.
Je n’étais pas encore sur les prairies de l’alpage, dans la forêt, encore 200 mètres de dénivelé en dessous des lieux habituels d’estive, soit 20 minutes de marche.
Après en avoir discuté avec un éleveur, ces patous d’habitude « doux » auraient été « énervés » par le brouillard et le fait que ces derniers temps il y aurait un ou deux loups dans la forêt en dessous.
Ce dimanche là, je n’étais pas encore arrivé à l’alpage et je ne pouvais pas voir ou entendre à cause de la configuration du relief si il y avait ou non des moutons.
Marmotte73
10 octobre 2008 à 11 h 10 min
Question orale sans débat n° 0305S de M. Thierry Repentin (Savoie – SOC) publiée dans le JO Sénat du 09/10/2008 – page 2013
M. Thierry Repentin attire l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de l’écologie sur l’exaspération des éleveurs, professionnels de la montagne, usagers et élus locaux quant aux conséquences résultant de la présence du loup.
En effet, les nombreuses attaques de troupeaux d’ovins par le prédateur, recensées dans nos montagnes, créent un sentiment de désespérance chez les bergers dans un contexte où la filière ovine connaît de fortes difficultés du fait de la concurrence résultant de l’importation à bas prix de bêtes étrangères. S’y ajoutent les difficultés créées par la présence de chiens de protection de troupeaux, dits « patous », dont la cohabitation avec les touristes et les habitants locaux est conflictuelle. Récemment, les bergers ont manifesté trois jours durant dans les rues de la sous-préfecture de Saint-Jean-de-Maurienne et, loin de soulager les élus locaux, la récente loi relative aux chiens dangereux ne fait qu’engager leur responsabilité. Ceux-ci sont désormais sommés de résoudre des problèmes qui dépassent de loin leur domaine de compétence. Ainsi, la présence du prédateur non seulement va entraîner la disparition des troupeaux des alpages, mais, de plus, les mesures de protection prises fragilisent le tourisme estival. Devant de telles conséquences et le constat unanimement dressé que le loup n’est plus, dans notre pays, une espèce en voie de disparition mais, au contraire, qu’il colonise de nouveaux territoires, se pose donc aujourd’hui le problème de son statut afin que des mesures de protection des troupeaux plus efficaces soient prises.
Une réactualisation des dispositions de la convention de Berne est désormais souhaitable afin de clarifier ce texte qui a été amendé et complété par d’autres textes internationaux. En 2004, la Suisse a ainsi demandé au comité permanent de la convention de déclasser le loup de l’annexe II à l’annexe III, passant ainsi d’espèce « totalement protégée » à « espèce protégée ». En conséquence il souhaite connaître quelle est sa position dans le contexte de la Présidence française de l’Union européenne.
En attente de réponse du Secrétariat d’État chargé de l’écologie
Marmotte73
13 octobre 2008 à 15 h 45 min
EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DE PONTAMAFREY MONTPASCAL DU 17 SEPTEMBRE 2008
Problèmes posés par les patous en montagne.
Le tourisme d’été en Savoie est une activité économique importante qui permet le maintien de la population dans nos vallées. La réintroduction du loup, espèce protégée par la loi, a entrainé des dégâts importants dans les troupeaux de moutons, nombreux en altitude.
Le législateur, soucieux de protéger le pastoralisme tout en réimplantant une espèce disparue, a pensé bien faire en offrant gratuitement aux éleveurs des chiens « patous » et leur nourriture. Ces chiens considèrent le troupeau comme leur famille et attaquent tout élément s’en approchant.
Les attaques contre les touristes se multiplient. Ces chiens ne différencient pas l’homme du loup et traumatisent les vacanciers et les populations de nos vallées qui n’osent plus s’aventurer en montagne. La baisse de fréquentation de cet été en montagne n’est certainement pas exclusivement due à ce problème, mais il y contribue de façon importante.
La protection des personnes étant une priorité absolue pour les élus locaux, et dans le but de protéger au mieux les habitants et les touristes, le conseil municipal, après en avoir délibéré,
- souligne l’incompréhension des élus de terrain qui sont pris à partie par les touristes, les éleveurs et les professionnels de la montagne,
- précise que les élus qui sont confrontés quotidiennement aux questions de nombreux administrés, ont beaucoup de difficultés à expliquer la politique de l’Etat sur ce dossier,
- N’ayant aucun pouvoir en ce domaine, exige des représentants de l’Etat d’engager des actions claires et concrètes en adéquations avec la réalité du terrain.
Dauphiné Libéré
15 octobre 2008 à 10 h 10 min
MONTAGNE Débat sur les patous : des chiens à accompagner ?
Le sénateur de Savoie Thierry Repentin vient d’interpeller le ministre de l’Agriculture au sujet des conflits d’usage de la montagne entre les troupeaux et leurs défenseurs, les chiens patous, d’une part ; et les randonneurs et habitants, d’autre part. De nombreuses attaques et morsures ont été recensées cet été.
Le parlementaire met en avant « les conséquences sur la fréquentation touristique de notre territoire et sur la responsabilité des élus locaux ». « Les patous, note-t-il, posent également un problème de gestion aux agriculteurs, tant au niveau de la sécurité et de la responsabilité qu’au niveau de la charge de travail représentée par l’animal ».
Un rapport d’information rédigé par deux sénateurs préconise « un accompagnement de l’usage des patous par les ministères en charge de l’agriculture et de l’écologie ». Thierry Repentin souhaite connaître les mesures que le gouvernement entend prendre.
Paru dans l’édition 05A du 15/10/2008 (20966)
primas
6 novembre 2008 à 16 h 56 min
bonjour
étant l’heureuse propriétaire d’une montagne des pyrénées, je suis interloqué quant à la réaction de ce patou qui vous a attaqué.
je suis convaincue qu’il a du se passer quelque chose pour quil vous attaque.je connais bien le montagne étant aussi sur un forum depuis « 3 ans et demi.
je pense aussi que comme pour tout faire une généralité n’est pas une bonne chose.
comme les humains, certains chiens ne sont pas agréable mais je suis convaincue qu’un chien bien éduqué quelqu’il soit n’attaque pas!!!
c’est mon avis!
Atlante
15 novembre 2008 à 23 h 25 min
Habitant les plaines, il serait vraiment insultant de ma part de donner un avis bien tranché sur le sujet, d’autant que la région où je réside est plutôt céréalière et dépourvue de grands prédateurs… Ce serait même plutôt l’absence de grands prédateurs qui pose problème parfois…
Néanmoins… Une des suggestions ci-dessus, très simple à mettre en place, me paraît assez envisageable : celle qui consiste à attacher les chiens le jour. Je ne suis pas venue en Maurienne depuis longtemps mais j’ai fait de la rando dans le Queyras et le Mercantour, régions elles-aussi ovines et soumises aux problèmes causés par le retour du prédateur lupin. Je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait de tels problèmes entre chiens et randonneurs. Ceci dit, je n’ai croisé que des troupeaux de vaches, même si des panneaux sporadiques avertissaient de la présence d’ovins et de patous dans les environs, et les vaches ne sont pas la cible du loup.
Le loup a mauvaise presse. Il est accusé, à raison, d’aimer beaucoup trop les brebis et, à tort, d’une multitude de choses plus ou moins fantasmagoriques auxquels certains croient encore fermement aujourd’hui. Le loup a cependant sa place dans la chaîne écologique. Mais il faut trouver d’autres solutions pour que sa présence dans nos montagnes ne viennent pas aggraver les problèmes profonds dont souffre l’activité pastorale. Peut-être aussi faut-il concevoir l’activité pastorale autrement… tout ça ne sont évidemment que des mots, c’est facile à dire quand on n’est pas au contact de ce genre de difficultés.
Quant aux chiens… Pour répondre à Primas, je dirais qu’on ne peut jamais présumer des réactions d’un animal, fût-ce un chien domestique qu’on estime avoir bien éduqué. C’est moins problématique avec les chiens de petites tailles : leur agressivité est limité dans ses conséquences dans la mesure où l’humain a l’avantage de la taille. En revanche, les gros chiens sont toujours plus ou moins « à risque », peu importe la race. A plus forte raison si ce sont des chiens de défense comme le sont les patous. Marmotte73 étant un montagnard chevronné et averti, je doute vraiment qu’il ait fait quoi que ce soit pour exciter l’agressivité de ce chien.
Reste une question essentielle : que faire ?